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Semez les graines de l’agriculture robotisée
Par Annie Auclair

L’usage de l’intelligence artificielle a tout à fait sa place en agriculture. Elle contribue à accroître le rendement et l’efficacité et à réduire l’exposition aux pesticides. Toutefois, est-ce que la robotique comporte également des risques?

Depuis l’avènement de l’expression « intelligence artificielle », ou IA, créée par l’informaticien américain John McCarthy en 1956, les ordinateurs et la robotique se sont infiltrés dans presque tous les aspects de notre vie de tous les jours; l’agriculture n’est pas une exception. Le premier tracteur sans conducteur est apparu en 1940 et la technologie a pris de plus en plus de place dans nos vies. En effet, la première récolte totalement autonome a été faite en 2017 dans une station expérimentale appelée Hands Free Hectare à Edgmond, au Royaume-Uni.

Actuellement, la plupart des tracteurs autonomes requièrent initialement la présence d’un humain aux commandes. Cependant, la technologie progresse rapidement et le modèle actuel constitue une première étape vers l’automatisation complète de la machinerie agricole. Selon Allied Market Research, le marché mondial des tracteurs autonomes était évalué à 1,5 B$  en 2020 et devrait atteindre 11,5B$ d’ici 2030.

Les possibilités liées à la technologie ne cessent de se multiplier

L’introduction des systèmes de positionnement global (GPS) en agriculture a permis aux exploitants agricoles de porter une attention moins accrue aux repères visuels pour garder leur tracteur et leur machinerie dans le droit chemin. Le GPS leur permet alors de pouvoir se concentrer sur d’autres tâches, comme la précision des semis. De plus, les champs de grande taille peuvent être découpés en plus petites parcelles et traités comme des microenvironnements, ce qui permet un meilleur rendement agricole.

Réduction de l’usage global de pesticides

La précision est essentielle, non seulement dans le choix de l’emplacement des semences pour assurer l’arrosage et la fertilisation appropriés, mais également pour l’utilisation des pesticides. Dans le passé, les herbicides étaient répandus uniformément dans des champs entiers. La technologie de l’IA permet d’appliquer des traitements localisés qui ne détruisent que les plantes nuisibles et les insectes ravageurs et réduisent ainsi l’usage global des pesticides.

Les possibilités sont infinies.

Les développeurs ont créé des « mains » robotisées qui mesurent la taille et le degré de mûrissement des fruits. Les robots cueillent délicatement les fruits avant de les mettre dans leur emballage. Ils ont créé des serres agricoles, hydroponiques et sans main-d’œuvre qui plantent, cultivent et récoltent dans des petits espaces urbains. Ils ont également commercialisé un robot de ferme qui récolte et coupe la laitue, le céleri et d’autres plantes. Ceci élimine ainsi des tâches manuelles dangereuses.

Des coûts et des risques très élevés

Néanmoins, ces outils numériques coûtent cher à l’achat, à l’entretien, en réparations et à remplacer. Plusieurs robots apprennent à l’aide de photos — des millions de photos. Toute perte de données pourrait être catastrophique. Les pannes ne sont probablement pas aussi faciles ou rapides à réparer que s’il s’agissait d’un appareil mécanique traditionnel. De plus, les communications sans fil doivent fonctionner sans interruption.

Lorsque la technologie flanche, les coûts liés à l’interruption des activités peuvent être élevés; les pannes peuvent aussi causer des dommages importants aux récoltes ou la perte de bétail. Le fabricant de machinerie pour fermes laitières de Laval a été la cible d’un recours collectif de la part d’exploitants agricoles au sujet de ses systèmes de traite robotisée. En effet, les plaignants ont allégué que la machinerie ne produisait pas les rendements annoncés et ne détectait pas les mastites, ce qui peut entraîner des conséquences graves.

Cette industrie est encore en phase de lancement, mais son adoption généralisée ne saurait tarder plus d’une dizaine d’années. Les exploitants agricoles et les autres intervenants de ce secteur devraient en apprendre davantage sur les possibilités et les risques de l’IA. Ils doivent planifier dès maintenant en tenant compte de l’impact des améliorations technologiques sur leurs activités.

Protection financière: Assurances adéquates

Êtes-vous innovateur? Vous devez discuter des petites avancées que vous adoptez en matière d’IA avec votre courtier d’assurances.  Effectivement, ces changements peuvent modifier vos besoins en matière de protection financière.  Qu’il s’agisse de micro fermes urbaines intérieures ou de méga producteurs, les exploitants agricoles vivent toute une turbulence technologique.

L’adoption judicieuse de l’IA et la souscription des polices d’assurance appropriées vous permettront de suivre la vague de l’évolution agricole. Contactez votre courtier d’assurance pour une discussion éclairée sur vos besoins en matière d’assurance.

 

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